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 2- Le respect des besoins de nos perruches et perroquets

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tina
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MessageSujet: 2- Le respect des besoins de nos perruches et perroquets   Dim 7 Juil 2013 - 20:25

Comment respecter les besoins de nos perruches et perroquets

1° L'alimentation


Non, une perruche ne se nourrit pas que de graines et d'eau fraîche ! Pour être en bonne santé, la perruche a besoin de toute une variété d'aliments :
- de l'eau fraîche changée tous les jours, et chaque fois qu'elle est souillée
- un bon mélange de graines adapté à l'espèce.
- des moulées ou extrudés nécessaires à l'équilibre alimentaire à long terme des grandes espèces et des espèces  arboricoles du continent américains
- des nutriberries
- des graines germées, plus riches que lorsqu'elles sont sèches, 2 à 3x par semaine
- des fruits et légumes quotidiennement
- un os de seiche
- un bloc minéral
- de la pâtée aux œufs 1x par semaine, tous les jours pendant une reproduction
- un apport en vitamines si la nourriture fraîche n'est pas consommée en quantité suffisante et pendant la mue
- un apport en calcium, surtout en période de reproduction
L'alimentation doit être la plus variée possible pour éviter toute carence, mais aussi pour lutter contre l'ennui lié à un plateau repas toujours identique.

2° La nécessité de pouvoir voler


On ne le dira jamais assez : un oiseau a des ailes pour voler qu'il soit apprivoisé ou non !

1) On ne coupe pas les ailes d'un oiseau :
- Un oiseau qui ne vole pas fait du gras et perd sa musculature
- Un oiseau qui ne vole pas est stressé et nerveux car il n'a aucune possibilité de fuite et ne peut pas découvrir son environnement librement. Autant dire que c'est totalement contre productif pour l'apprivoisement, qui devrait être basé sur la confiance uniquement !
- Un oiseau qui ne peut pas voler cherchera quand même à le faire en cas de grosse frayeur. Et il tombera comme une pierre, avec les risques de fractures possiblement mortelles qui vont avec.

2) On fait sortir ses oiseaux de compagnie de leur cage dans la maison : les sorties doivent avoir lieu tous les jours, sans exception, et plusieurs heures par jour. Pensez qu'un oiseau qui sort 2h par jour, c'est surtout un oiseau qui reste enfermé 22h par jour ! Les sorties nécessitent de sécuriser la pièce comme on le ferait pour un enfant en bas âge (vos perruches penseront à faire des bêtises que vous n'aurez même pas imaginées) : fermer les portes et fenêtres, couvrir toutes les surfaces vitrées, éloigner les sources de brûlures ou noyade, les plantes vertes toxiques, les petits objets pouvant être ingérés...
Pour les inciter à rentrer : placer un perchoir à l'extérieur près de la porte et disposer le moment venu un aliment tout frais que l'oiseau adore à l'intérieur de la cage. Ne pas donner de nourriture à l'extérieur tant que rentrer seul n'est pas devenu une habitude. Les premières fois, il faut avoir tout son temps devant soi, cela va prendre en général plusieurs heures à ce que l'oiseau rentre. Ne jamais faire une course poursuite en tentant de l'attrapper : l'oiseau est une proie dans la nature et il vous considérera alors comme un prédateur, la confiance qu'il aura pu vous porter sera anéantie.



En aucun cas, on ne maintient un oiseau en cage en le privant de son besoin de voler !


3° La nécessité d'un congénère (au moins)

La perruche (ou le perroquet) est un animal grégaire, elle vit en groupe dans la nature et ce besoin d’interagir en permanence se retrouve en captivité. Le congénère n'offre que des avantages :
-le sentiment de sécurité : à deux, on craint moins le danger, on ose plus de choses
-le meilleur remède contre l'ennui : à deux, on s'occupe l'un de l'autre, c'est bien mieux
-la possibilité de communiquer avec les codes de son espèce, de ne pas développer de trouble de l'identité
-la possibilité de combler ses besoins amicaux, amoureux, sensuels, sexuels... eh oui, on ne le dira jamais assez, l'humain ne peut pas assouvir tous les besoins de son oiseau, c'est impossible !

Quelques idées reçues à oublier :

Si je prends un congénère à mon oiseau, il sera moins proche de moi : c'est faux, si l'on continue à s'occuper autant de son oiseau après l'arrivée du deuxième. L'oiseau ne sera plus dépendant, il ne sera plus tenté de prendre l'humain comme partenaire amoureux, la relation sera plus saine et donc bien plus épanouissante pour tout le monde ! Vous serez le meilleur ami de votre oiseau, si vous vous en donnez les moyens.

Un oiseau seul s'apprivoise mieux / plus vite : faux, les oiseaux se sentent plus en sécurité à plusieurs et apprennent énormément par mimétisme. L'oiseau le plus téméraire viendra vers vous, et le deuxième sera alors tenté de le suivre.

Deux oiseaux prennent plus de place / de temps / d'argent : faux. La cage est la même pour un oiseau seul ou un couple. La différence en terme de nourriture, de ménage, n'est pas significative. Deux oiseaux gazouillent peut être davantage, mais c'est de loin préférable au grands cris que poussera un oiseau qui s'ennuie d'être seul !

Je ne souhaite pas que mes oiseaux reproduisent : les oiseaux sont certainement les animaux chez lesquels la reproduction est la plus facile à prévenir. La première chose est de ne pas poser de nid. Si jamais la femelle décide de pondre malgré tout, la meilleure chose à faire est d'ébouillanter les oeufs ou de les remplacer par des factices au fur et à mesure des pontes et de la laisser finir son cycle de couvaison. Cela a deux avantages : le besoin de reproduction est assouvi, les hormones redescendent, et cela évite que la femelle entame une ponte de remplacement.


4° Les occupations


Non, les trois perchoirs transversaux fournis avec la cage ne suffisent pas à occuper vos oiseaux. Une cage bien aménagée doit être stimulante et permettre le vol.

Il faudra penser à fournir :
- des perchoirs en bois de différents diamètres, différentes formes. Préférez de vraies branches, du bois de java... pourquoi pas quelques perchoirs en corde. Personnellement, j'aime accrocher un petit U en corde sur la porte de mes cages, cela permet aux oiseaux d'en sortir et de rentrer facilement.
- des jouets à déchiqueter : bois de yucca, fibre de coco, feuille de bananier, osier, balles de vigne, carton, raphia... et au printemps, des branches fraîches avec les feuilles sont un véritable délice (cf post-it des bois et plantes non toxiques)
- des jouets incitant au foraging (obligation pour l'oiseau de chercher sa friandise ou de devoir faire un effort pour l'atteindre)
- Une baignoire (certains individus ou espèces comme les catherines préfèreront être douchés avec un pulvérisateur). C'est nécessaire à leur santé mais c'est aussi u grand moment de détente, plaisir pour eux.

Évidemment, les jouets s'usent. Et nos oiseaux étant intelligents, ils se lassent également de voir toujours les mêmes. Il est donc nécessaire d'avoir des jouets de rechange et de les faire varier régulièrement. Vous pouvez en trouver en ligne sur des sites comme Colony-Perroquet, Oiseau-Mania, Quality Bird, Zooplus etc.

5° Faire reproduire ses oiseaux ?


Une reproduction ne se fait pas à la légère, sans préparation. Il faut s'assurer que les reproducteurs soient prêts, physiquement comme mentalement, que le couple soit soudé, que l'environnement permettent aux jeunes de grandir et de développer correctement leur musculature. Il va falloir enrichir l'alimentation afin que les parents puissent produire le lait de jabot et que la femelle ne risque pas un mal de ponte : pâtée aux oeufs, graines germées, fruits et légumes sont à donner au quotidien. Un supplément en calcium est à prévoir.
Et surtout, il faut se poser les bonnes questions :
- Pourquoi faire reproduire mes oiseaux?
- Que ferais-je des jeunes ? Trop de gens s'imagine qu'il est facile de les céder. Or, garantir une belle vie aux oisillons est tout sauf facile.
- Serais-je prêt à agir si les parents sont défaillants. L'EAM n'est pas une pratique évidente, elle mène a beaucoup d'accidents.

Une reproduction bien menée est coûteuse et prend du temps. Ce n'est pas forcément une partie de plaisir tous les jours. Si vous respectez vos oiseaux, ne faites naître des jeunes que si vous avez la place de les garder dans de bonnes conditions jusqu'à ce que vous trouviez le propriétaire idéal.

5° Les soigner quand ils sont malades


On pense facilement qu'un oiseau n’est pas un chien qu'il faudra vacciner, protéger contre les puces et tiques et donc que vous n'aurez pas besoin de visite chez le vétérinaire.  Mais attention ! Un oiseau peut très bien être parasité et de nombreuses maladies infectieuses peuvent l'atteindre. Sans soins adéquats, c'est la mort assuré de votre oiseau.

Il faut noter qu’un oiseau malade ne va pas montrer des signes de faiblesse, c’est pour lui qui est une proie dans la nature une question de survie face aux prédateurs et cela reste instinctif chez les oiseaux de cage. Donc il vous faudra être très attentif à tout changement dans son comportement, ses fientes, une perte d'appétit , maintien en boule plumage ébouriffé, tremblements.
Quand un oiseau montre des signes de maladie et de faiblesse, la maladie est déjà bien avancée : toujours avoir dans ses contacts les coordonnées des services vétérinaires adaptés (aviaires ou tout du moins NAC) et ne pas attendre. Il en va de la vie de l'oiseau.


Les soins ont un coût très important : le prix de la consultation et des examens nécessaires au diagnostic sont relativement chers, sans compter les médicaments !

Avoir à disposition une cage hôpital

Elle devra être de  dimension restreinte, permettant tout de même à l'oiseau de bouger un peu, avec un ou deux perchoirs bas. L'oiseau très affaibli devra pouvoir trouver sa nourriture et son eau au sol.
Il faudra maintenir la température ambiante à 29 - 30° C pour un adulte ou un jeune entièrement plumé, ceci à l'aide d'une lampe infrarouge en céramique n'émettant pas de lumière pour maintenir l'oiseau malade au chaud tout en préservant son repos nocturne. Ces lampes sont à visser sur un support à douille céramique ou en porcelaine.

Se constituer une trousse à pharmacie d'urgence pour les premiers soins

Aide d'urgence pour les oiseaux affaiblis ,malades ou blessés, ne s'alimentant plus ou pas assez
- Poly Aid :(Vitamines : A,D3,E, C,10 autres vitamines, 10 minéraux Rapisorb, protéines, électrolytes)
- Energhydral liquide (Glucose, sucres totaux 22% , glycine, matières protéiques brutes 4%, sels minéraux 8%, acide citrique et ascorbique (vit. C) )

Maintient l'oiseau en attendant la visite chez le véto en évitant un affaiblissement fatal et/ou une déshydratation.
Peut s'utiliser chez des oiseaux EPP, trop stressés par le nursing.

Lavage d'une plaie, des narines ou des yeux : sérum physiologique

Désinfection cutanée : Biseptine (chlorhexidine et chorure de benzalkonium en solution aqueuse)

Cicatrisation des plaies non surinfectées : Onguent Septyl ( gel homéopathique à usage vétérinaire non gras), soother ointment plus (pour calmer la douleur des petits traumatismes et cicatriser les plaies, à base d Aloé véra et de monolurin)

Intoxication : charbon de bois médicinal

Traitement symptomatique de la diarrhée par de produits à base argileuse apportant des minéraux et oligo éléments: Smecta (Diosmectite un sachet dans 50ml d'eau) ou Orni argile d'Ornipharma, (argile de qualité pharmaceutique) ou floratransit du laboratoire Moureau (électrolytes, levures, argile)

Régulateur de la flore intestinale après traitement aux antibiotiques : Oceproven de Virbac, orniproven d'Ornipharma

Traitement symptomatique des troubles respiratoires : Océrespirol des laboratoires Virbac (thym, romarin, pin sylvestre, sauge, eucalyptus, girofle)

Mal de ponte : Calcivet liquide (calcium, magnésium, vitamine D3) à défaut Calcilux poudre, et huile de paraffine

Hémorragies des ongles ou des plumes: Pommade H.E.C cutanée et nasale (hémostatique, protectrice et calmante)

Compresses stériles
Seringues de 1ml (sans aiguille) pour administrer les médicaments au bec

Bien sûr rien ne remplacera une visite chez le vétérinaire pour établir un traitement curatif en cas d'infection. Vous remarquerez que je ne cite aucun médicament antibiotique, antifongique ou autres relevant de la stricte prescription médicale. et dont l'usage sans consultation et analyses préalables serait néfaste à la santé de votre oiseau,en retardant le diagnostic ou en créant des résistances aux molécules.

_________________
Ce n'est pas parce que les perruches ne sont pas chères à l'acquisition qu'elles ne méritent pas les meilleurs soins.
Quand un oiseau montre des signes de maladie et de faiblesse, la maladie est déjà bien avancée : toujours avoir dans ses contacts les coordonnées des services vétérinaires adaptés et ne pas attendre. Il en va de la vie de l'oiseau.


[b]Tina , ses trois célestes et sept catherines[/b]
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