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 L'importance d'une bonne sociabilisation chez le jeune perroquet

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locknes
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MessageSujet: L'importance d'une bonne sociabilisation chez le jeune perroquet   Mar 16 Juin 2009 - 7:10

Ceci est un extrait du site du CAJV.

Attention, mise en garde!
Pourquoi ne doit-on pas encourager la vente de perroquets non sevrés?

Chaque année, dans le cadre de leur pratique, les vétérinaires ainsi que les intervenants en comportement reçoivent leur lot de jeunes perroquets avec de sérieux problèmes de santé et/ou du comportement en rapport direct avec une mauvaise technique de nourrissage ou de sevrage et un manque criant de socialisation. Et vive le nourrissage à la main des bébés perroquets!


  • Formule mal préparée
  • Brûlure du jabot
  • Infections bactériennes/fongiques
  • Pneumonie par aspiration
  • Malnutrition sévère
  • Divers problèmes physiques
  • Problèmes psychologiques
  • Inanition
  • Décès

Êtes-vous certain de posséder l’expérience, les connaissances et les compétences requises pour juger de ce qui est normal ou non dans le comportement d’un bébé perroquet?

Trop de malheureux accidents arrivent par ignorance. De plus, fait très important, un jeune perroquet qui aura subi un traumatisme du nourrissage et/ou du sevrage traînera de très lourdes pathologies comportementales pour le reste de sa vie.

L'importance d'une bonne socialisation chez le jeune perroquet

La plupart des éleveurs en connaissent long sur la façon de produire un perroquet physiquement sain (incubation, nourrissage, hygiène, maladies etc.). Mais certains oublient ou ignorent que le développement psychologique du jeune oiseau est aussi important que son développement physique. Le bien-être futur de l’oiseau en sera tributaire. Trop souvent, on entend certains éleveurs affirmer qu’ils ne s’occupent pas beaucoup du bébé de peur qu’il ne s’attache trop à eux. Cette affirmation absolument ridicule. Le perroquet peut créer des attachements et/ou détachement avec des personnes différentes tout au cours de sa vie. Si à la base, il a pu bien développer son identité et sa personnalité, ces différents attachements se feront sans problèmes. Alors, si l’éleveur ne désire pas créer d’attachement avec l’oisillon ou prendre en main la "bonne" socialisation de sa production, pourquoi alors s’entêter de la retirer aux principaux intéressés … en l’occurrence… les parents du petit… qui pourtant, se feraient un réel plaisir d’exécuter le travail à sa place!

L’éleveur qui n’est concerné que par la production physique de perroquets ne se rend pas compte des conséquences que cela entraînera sur le développement de la personnalité de l’oiseau. Conséquences qui peuvent causer de sérieux troubles de la personnalité et même du comportement; assez sérieux de moins, pour diminuer le potentiel d’animal de compagnie de leur "produit". Pourtant, l’information est depuis longtemps disponible.

Le jeune perroquet, isolé très tôt de ses pairs, imprégné de façon systématique à une espèce qui n’est pas la sienne (l’humain), nourri par gavage, manipulé seulement lors du nourrissage, sevré de force trop jeune, et comportement d’exploration NIL, développera un seul d’émotivité tellement bas qu’il faudra prendre garde à ne pas marcher dessus… Tout ça pour nous produire en bout de ligne, un autre des ces mignons bébés perroquets EAM dont la garantie accompagnant l’oiseau lors de l’adoption se résumera à un superbe syndrome de privation sensoriel… Tout un programme en perspective!

Dans la nature, l’imprégnation du jeune perroquet est "normale" - c’est déjà ça! Ce sont les parents, puis les autres membres du groupe qui serviront de modèle et auront la charge de guider le jeune oiseau dans l’apprentissage de ses compétences autant sociale que celles reliées à sa survie: vocalisations et appels de liaison, les conduites sociales, la recherche alimentaire, reconnaître, apprêter et manger différents aliments, repérer les prédateurs, l’endroit où dormir, etc. C’est ce que nous appelons la socialisation, c’est-à-dire, la méthode par laquelle l’oiseau acquiert son identité, son expérience sociale et sa capacité à survivre.


S’il n’apprend pas, il ne survit pas!

Au cours de cet apprentissage, le jeune augmentera graduellement la distance qui le sépare de ses parents. Alors que sa confiance grandira, les parents continueront à le superviser, le guider et à communiquer avec lui. Le jeune reviendra encore très longtemps auprès de ses parents pour se faire nourrir même s’il n’en a plus réellement besoin. Cela renforcera son sentiment de sécurité. Dans la nature, les parents perroquets continuent de nourrir le jeune longtemps après que ce dernier ait commencé à manger seul. Ils ne régurgitent plus la nourriture comme lorsqu'il était tout bébé, mais ils continuent à enseigner et encourager le jeune à essayer de nouvelles pitances en prenant cette nourriture dans leur bec et en la broyant en petits morceaux et en la lui offrant. C’est de cette façon que les jeunes apprennent à manger par eux-mêmes, en observant leurs parents manipuler la nourriture. C’est un long processus d’apprentissage qui s’étale souvent sur plusieurs mois. Avec l’aide de ses parents, le jeune grandira en sécurité, explorera son environnement et accumulera de nouvelles expériences jusqu’au moment où il atteindra son indépendance totale.

Il en va de même pour le bébé élevé en captivité. Très tôt, il est essentiel pour le jeune perroquet d’avoir une bonne socialisation (ce qui devrait inclure une imprégnation normale… à son espèce). Le jeune perroquet doit apprendre, par une médiation bienveillante de l’humain, à s’adapter à l’environnement humain, sinon il passera sa vie dans la confusion et développera des comportements qui ne sembleront fonctionner que pour lui. Ces comportements peuvent devenir chroniques lorsque le perroquet atteindra sa période d’indépendance et se fixer à sa maturité. Ces comportements créeront des stress et dans bien des cas des problèmes de santé physiologiques et/ou psychologiques.

Le jeune doit développer sa personnalité et, pour ce faire, il a besoin d’un environnement stimulant. S’il n’est pas habitué aux changements dès son jeune âge, il peut développer des craintes ou des comportements phobiques lorsque l’inhabituel se présentera. Une socialisation positive, débutée à un très jeune âge, une guidance attentive et beaucoup d’aventures sécuritaires font une énorme différence sur le développement émotionnel et psychologique du jeune perroquet.


La socialisation est la transition graduelle d’un état de totale dépendance à celui de totale indépendance

Dans un contexte d’élevage d’animaux de compagnie, il serait important de prendre en compte les besoins des oiseaux en laissant les parents naturels nourrir et s’occuper du développement de leur progéniture… ou sinon, en lui apprenant graduellement à se nourrir par elle-même (malgré le fait que sans modèle convenable à observer et imiter, ce risque d’être passablement long), plutôt que d’être gavée et forcée au sevrage selon le calendrier (telle espèce doit être sevrée à tel âge...). Il n’est pas rare de voir un cacatoès prendre jusqu’à un an pour être totalement sevré et indépendant de ses parents: imaginez le dégât si on le force à le faire à trois mois. - Le modèle du "chiot / 3 mois" est encore beaucoup trop répandu chez les éleveurs de perroquets.

C’est de prendre du temps pour socialiser, caresser, jouer et stimuler l’oiseau en dehors des heures de nourrissage (même s’il est encore au nid avec ses parents).

C’est d’encourager la curiosité de l’oiseau en lui présentant le monde dans lequel il évoluera en encourageant le comportement d’exploration, en lui faisant vivre des aventures sécuritaires:


  • En lui présentant divers aliments à des endroits différents.
  • Lui faire explorer son territoire.
  • Lui enseigner à jouer en lui présentant des jouets et en jouant avec lui.
  • Le faire manipuler par différentes personnes.
  • Lui parler beaucoup pour le stimuler au langage humain.
  • Prendre le temps aux apprentissages de base (Hop, ne mords pas, doucement, reconnaître son nom, goûte, etc.), lentement et surtout patiemment.


Les perroquets sont des animaux très intelligents et qui ont besoin de direction. Il ne faut pas prendre pour acquis qu’un oiseau nourri à la main par les humains sera garant d’un bon perroquet de compagnie…loin…loin…loin s’en faut!

Voilà pourquoi vous ne devez pas encourager la vente de jeunes perroquets non sevrés. En fait, pourquoi ne pas laisser le sevrage alimentaire des bébés perroquets entre les mains des vrais professionnels… LES PARENTS NATURELS!

Article original par Johanne Vaillancourt : http://www.perroquet-perroquets.com/socialisation-perroquet.php
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